L’hologramme, une métaphore de la ‘Conscience Une.’ 

Une compréhension de la relation entre le tout et ses parties

Comment se fait-il que le processus du ‘Dialogue Intérieur’ 

ne conduit pas à une fragmentation, mais à une unification de la personne ?

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     Science et spiritualité convergent aujourd’hui pour attester que l’homme est une cosmogonie, au même titre que l’univers, que chaque cellule, que chaque atome.

     Le constat qu’un  ‘ordre impliqué’ semble sous-tendre l’univers, donne un sens et une direction aux éléments qui le composent, qui se divisent et s’assemblent, pour former sans cesse de nouvelles structures. L’évolution de la conscience suit un modèle analogue, qui nous permet de nous remodeler constamment en un tout renouvelé et plus conscient.

     La recherche commence à éclairer que la connaissance de l’univers pourrait être déduite de l’information contenue dans une seule cellule, un seul atome. Une information qui contiendrait non seulement le total des parties, mais dont chaque partie contiendrait aussi l’entier.

     L’hologramme ou image en trois dimensions, a été découvert en 1947 par Dennis Gabor, prix Nobel de physique en 1971.  Très succinctement dit… un rayon laser est divisé et amené à interagir avec l’objet photographié. Il en résulte un modèle d’interférence, c’est-à-dire un phénomène de conjonction, conséquence de la superposition de plusieurs mouvements vibratoires ou angles de visions. Ce modèle d’interférence peut être enregistré sur une plaque photographique. L’illumination de cette plaque, par un laser, permet de créer  une image photographique en trois dimensions (relief).

 

Le tout contient les parties, mais chaque partie contient aussi le tout.

     Les représentations holographiques ne se contentent pas de simuler l’aspect tridimensionnel, comme le cinéma par exemple. Elles en représentent les caractéristiques spatiales, y compris une véritable parallaxe (déplacement de la position apparente d’un objet, dû à un changement de position de l’observateur).

     Ainsi, on peut, par exemple, produire l’hologramme d’une feuille d’arbre, tourner autour pour la regarder sous tous les angles, étudier sa structure cellulaire à l’aide d’un microscope, en modifiant la profondeur de champ par la mise au point.

     En ‘Dialogue Intérieur’, l’exploration d’une ‘voix’, d’une ‘subpersonnalité’ - bien qu’elle ne s’adresse qu’à une partie de nous-mêmes - met en évidence que celle-ci se comporte comme une personne à part entière. Elle a ses émotions, ses expériences, ses points de vue, ses buts, une conscience d’elle-même. Elle a un passé, un présent, un avenir, un âge donné, un sexe. Paradoxalement, donc, une ‘subpersonnalité’ est à la fois un aspect de soi et une globalité.

 

     Chaque ‘subpersonnalité’ peut prendre conscience d’elle-même; elle est également consciente des autres ‘voix intérieures’ et du sujet lui-même. L’exploration approfondie d’un seul aspect de soi, pourrait nous amener à connaître tous les autres. On pourrait comparer cela à une cellule qui - bien qu’ayant une fonction propre et distincte et bien que n’étant qu’une infime partie d’un organisme - contient pourtant, dans son code génétique, toute l’information concernant l’organisme dont elle fait partie.

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L’hologramme contient dans chacun de ses fragments, l’image entière.

     L’image holographique présente la caractéristique d’une mémoire répartie sur son ensemble, car n’importe quel fragment de cette image holographique contient toute l’information, toute l’image. Si l’on brise un hologramme, chaque fragment restitue l’image entière !

     Les propriétés de cette découverte scientifique constituent un merveilleux parallèle avec un point de vue qui a toujours été celui des mystiques et des alchimistes et qui devient aujourd’hui celui des physiciens: ‘Le tout contient les parties, mais chaque partie contient aussi le tout.’

 

     Vivre une session de ‘Dialogue Intérieur,’ faciliter ce ‘dialogue,’ c’est accéder à cette mémoire repartie sur l’ensemble; c’est déployer en nous ce modèle d’interférence, ce phénomène de conjonction, résultant de la superposition de plusieurs angles de compréhension, de vision, de regards.

     Il y a le regard du ‘moi devenant conscient’, le regard des parties (sur elles-mêmes, sur les autres parties, sur l’ego, sur le sujet), le regard du faciliteur. Il y a enfin le regard du processus dit de la ‘Vision lucide,’ par lequel le faciliteur clôt une session, en la reflétant dans un court résumé. Etre facilité crée un miroir multiplié de soi; une expérience de soi en 3D qui peut à la fois contenir et transcender les opposés en nous.

 

     Cette pluralité d’éclairages vécus, projetée sur l’écran de notre conscience – en même temps qu’elle s’incarne dans notre perception émotionnelle et corporelle - conduit à une ‘réalité du moi,’ de notre être et de notre corps, véritablement élargie. C’est un processus d’individuation. 

      En lien avec ce qui précède, il importe de comprendre, à quel point il est guérisseur qu’une ‘Voix,’ une subpersonnalité soit accueillie, écoutée, reflétée par le faciliteur et qu’elle puisse être reçue dans l’Espace et le Cœur de notre ‘moi prenant conscience,’ avec un total respect, une totale absence de jugement.

     Toute facette de soi est une personne intérieure qui espère notre écoute, notre amour. Elle a un droit fondamental à son existence propre, le droit d’être vue, comprise, reconnue et chérie dans sa sensibilité; le droit à un lien et à une place dans la symphonie de l’être entier.

     C’est cet ‘accueil conscient’ de notre ‘famille de subpersonnalités’ - inconditionnel dans son amour, ferme dans le face à face - qui nous transforme et fait de notre monde intérieur un lieu de bienveillance, d’ouverture et de paix.

©1993 Adelheid Oesch
​L'ATELIER DU DIALOGUE INTÉRIEUR © Adelheid Oesch 2021